Boxon, réanimation ou crémation ?

Publié le par boxon

Bonjour.

Je me suis dit qu'au lieu de m'énerver dans mon coin, j'allais en faire profiter tout le monde.

Nous sommes le 3 octobre. Depuis le printemps, nous n'avons rien fait. Cela fait 7 mois. Un peu long.

Je vois trois possibles raisons à cette absence de production :

  • le manque de temps.

  • Une certaine volonté de perfectionnisme

  • le manque de motivation.


Le manque de temps est, pour moi, une mauvaise excuse. Il ne signifie rien d'autre que le manque de motivation. Quand une chose est vraiment importante, on trouve toujours le temps de la faire. Il me semble.

Quant à la volonté de perfectionnisme, je la mentionne ici par pur objectivité argumentative, car je n'y crois pas beaucoup. Je peux comprendre qu'il faille un certain temps pour arriver à produire, et pour que cette production satisfasse celui qui a produit. Je peux comprendre que l'on soit exigeant vis-à-vis de son travail. Mais, quand cette exigence devient un frein, elle est contre-productive. Et ce n'est plus de l'exigence, c'est juste un manque de motivation.

Je rappelle, à cette occasion, puisque cela est lié, que ce que nous essayons de faire, ce n'est ni de l'art, ni de la littérature. Nous ne travaillons pas pour la postérité, ni pour être édités. Nous faisons du feuilleton, sous la forme d'un fanzine. Ces deux concepts ont un corrollaire en commun qui est : la régularité.

Le feuilleton (si nous avions le talent et l'époque de Zola ou Balzac, on pourrait lorgner vers quelque chose du style des Rougon-Macquart. Mais ce n'est pas le cas.) nécessite une régularité de parution, c'est la condition sine qua non pour qu'il existe. Parce que le feuilleton n'existe que par ceux qui le lisent. Un feuilleton qui paraît deux fois par an (surtout si c'est un feuilleton qui fait moins de vingt pages) n'a aucune chance d'être suivi. Or, un feuilleton non-suivi, c'est un feuilleton mort, ce n'est même pas un feuilleton, c'est rien.

Le fanzine possède le même critère. On juge la qualité et le sérieux d'un fanzine à sa longévité, et à la régularité de sa parution. Point barre.

Nous avons choisi ces deux formes parce qu'elles permettent de s'améliorer au fur et à mesure, parce que nous apprenons, parce que nous ne sommes pas des professionnels, parce que nous ne sommes ni Zola, ni Daumier. Il serait peut-être temps d'être cohérent avec ce choix.

Cette forme de parution privilégie (puisqu'il faut finir par le dire noir sur blanc) la quantité à la qualité. Parce que c'est cette quantité qui permet d'arriver à la qualité. Je croyais qu'on était d'accord là-dessus, mais ce ne fut peut-être qu'une extrapolation de mes propres désirs.

Ce qui fait que, pour aller un peu plus loin dans le noir sur blanc, je préfère de loin sortir 5 boxons par an, dont 3 sont moyens ou ratés, que d'en sortir seulement 2, voire pas du tout. Pare qu'on peut toujours améliorer ce qu'on a fait, mais on ne peut pas grand'chose pour ce qui n'existe pas.


Aujourd'hui, nous en sommes à ce point :

  • il y a au moins 5 textes en attente d'être illustrés, donc 5 boxons potentiels.

  • D'après ce que j'ai compris, Simon souhaite arrêter.

  • D'après ce que j'ai compris, le dialogue / BD ne verra pas le jour avant un long moment, si jamais il voit le jour.

  • Ni Chloé, ni Jiracht ne semblent intéressés.

  • Pierre m'a dit qu'il voualit illustrer « Mlle Nyx », mais je ne sais pas si il le fera.

  • Donc, nous sommes dans l'impossibilité de sortir quoique ce soit avant.... un long moment.


Avant toute chose, il serait utile que chacun se pose la question de savoir si il veut continuer ou non. Et, surtout, que cette décision se traduise par du concret.


Petit rappel (la « charte ») :


« Produire en groupe restreint (cinq, six personnes), mais réellement motivé ;

  • . Resserrer le cercle des participants à ceux prêts à y passer du temps et de l’énergie, ou ne plus travailler pour une seule personne, mais à plusieurs (voir « synopsis ») »


« En vue d'un élargissement de l'équipe boxoneuse, il est bon d'insister sur certains points...

 

            les auteurs et illustrateurs de Boxon s'engagent:


-à respecter les délais et leur engagement. »


Je croyais que nous étions tous d'accord sur ces points.


Maintenant, plutôt que de continuer à vous gaver avec ça, essayons de penser à comment trouver une solution à ce problème.


Il serait pas mal qu'on puisse ressortir au moins un boxon avant la fin de l'année. Pour ça, deux manières de faire :

  • on lâche la BD / dialogue, et on s'occupe d'un texte déjà écrit. Il faut que quelqu'un l'illustre, et il faut que quelqu'un se charge des notes / achevé. Avant Décembre, je pense que c'est faisable. Mais je pensais la même chose du dialogue...

  • Si on ne trouve pas d'illustrateur, vu que pour l'instant, c'est sur ce point précis que le projet piétine, comment on fait ? On publie un texte sans illu ? J'aurais tendance à penser que cela va contre l'idée même du projet. Mais, du coup, se pose cette autre question : qu'est-ce qui est le plus important : publier régulièrement (et, ce faisant, rester cohérent avec la forme qu'on achoisie), ou publier texte et illus (aussi cohérent avec l'idée de base, mais qui, concrètement et maintenant, met en péril la survie du projet) ?

Il en aurait une troisième, qui serait de se sortir les doigts du cul et finir cette BD, mais je n'ai même plus envie d'y croire.


Voilà, j'ai bien fait mon stalinien. J'espère avoir des réactions de votre part.

Kenavo.




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Publié dans COMMUNICATION SIMPLE

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